MON VILLAGE ATTOUCHE, AINSI QUE TOUS LES KABYLES D'ICI ET D'AILLEURS. CE SITE EST DEDIE A CEUX QUI AIME ET REGRETTE NOTRE BELLE REGION, SOYONS NOMBREUX A LA FAIRE VIVRE DANS NOS DISCUSSIONS, JE SERAI VOTRE GUIDE ET VOS OREILLES A TOUTES VOS QUESTIONS!!!! JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE VISITE!! (CE SITE EST EN COURS DE CONSTRUCTION, REVENEZ-Y SOUVENT, ET CONTRIBUEZ PAR VOS CONSEILS COMME MOI A L'ETOFFER!!)
La tradition veut que le monde de la femme Kabyle soit le domaine domestique (Cuisine, taches ménagère, eau …), la récolte et l’élevage de bétail et la fonction maternelle. Cette dernière est très importante pour la femme Kabyle car autrefois en Kabylie la qualité d’une femmese chiffrait en nombres d’enfants, surtout de garçon et à la manière dont elle élevait ses enfants.L’idéal féminin dépendait donc en grande partie de la fécondité.
Dans la littérature Kabyle, on employait souvent des fruits et des animaux pour venter la beauté d’une femme. Ainsi, l’olive était associée à l’œil, la serre de l’aigle au nez, les pommes aux seins, la perdrix à la démarche…
Le mariage Kabyle possède ses propres traditions, différents des mariages d'autres régions d'Afrique du nord.
En tant de guerre, la femme Kabyledevient égale à l’homme. Elle a d’ailleurs beaucoup contribuée pendant la guerre de libération (1954-1962). Elle est omniprésente dans l’histoire de la Kabylie et de l’Algérie en général à travers des personnages féminins tels que Lala Fatma N’soumer ou encore La Kahina.
Dans la culture Kabyle, l’ogresse représente l’antifemme, un personnage sauvage, sans foi ni loi, qui n’a pas d’homme pour la contrôler et qui dévore ses enfants. Une vraie sorcière manipulatrice et sans scrupules.
La femme Kabyle est connue pour son fort caractère et sa non soumission, pareillement à l’homme Kabyle d’ailleurs. Aujourd’hui encore les femmes Kabylesluttent sans relâche contre le code de la famille Algérien qui est majoritairement inspiré de la Charia. On peut citer à titre d’exemplel’association Tharwa n’Fatma n’Soumer ou encore Tighri n tmettut (Cris de femmes).
Ceux qui ont donné à Hanifa le surnom d’Edith Piaf de la chanson kabyle ne se sont pas trompés. Outre la ressemblance frappante des thèmes de leurs chansons, les parcours des deux femmes eurent beaucoup de points communs : échecs successifs en mariage, errance, foyer désunis, bohème, incompréhension de la société, déchirement, et j’en passe.
A tout cela s’ajoute, pour Hanifa, le mariage forcé qui la poussa à la fugue et puis à une sorte de révolte contre l’ordre établi : au moment où, en Kabylie et partout en Algérie, il était mal vu même d’écouter la radio en famille, Hanifa, défiant les interdits, chantait et exprimait en public et sans retenue ses goûts, ses envies de femmes et les plaisirs de la vie. Elle était une artiste-née et en avance sur son époque.
Le succès fut d’ailleurs vite fulgurant notamment auprès de la gent féminin qui l’écoutait et apprenait ses chansons en cachette. Le charme de sa beauté et la suavité de sa voix la rendirent incontournable sur la scène musicale. Néanmoins, ceci n’a pas eu que de positives répercussions sur sa vie, bien au contraire.
A l’âge de 18 ans, elle fut mariée de force par son papa à un ami à lui qui la dépassait de 12 ans. L’union ne dura pas longtemps, la jeune femme décida de fuguer parce que son mari, un homme jaloux, la battait sans cesse. A son retour au bercail, elle retrouva sa famille dans une ambiance délétère : ses parents se disputaient en permanence. Les choses empiraient de plus en plus : son frère, son unique confident, convoyeur de l’armée, mourut ; son père se remaria…
Alors, en compagnie de sa maman, elle retourna à Alger où elle avait déjà habité avant avec sa famille. Elle se remaria et divorça quelques temps plus tard avec une fille en bas âge à sa charge.
L’artiste en proie aux multiples difficultés se vit obligée de
travailler pendant un certain moment comme bonniche pour subvenir aux
besoins de sa fille et de sa mère. Son habitation de fortune, elle
partageait avec Chérifa, l’autre pionnière de la chanson kabyle
féminine. Hanifa se remaria une troisième fois avec un homme riche
mais, encore une fois, ce mariage sera de courte durée. Troisième
divorce, de nouvelles blessures.
Malgré la misère, Hanifa tient à son rêve : un jour, dans les
années 50, elle décida de tenter sa chance à la chaîne kabyle de
Radio-Alger. Avec un coup de pouce du célèbre Cheikh Noureddine,
chanteur et animateur, qui tomba illico sous le charme de sa voix, elle
put chanter pour la première fois en direct et participer à la chorale
féminine. En 1957, elle s’envola pour la France, à Paris plus exactement, où
elle rencontra beaucoup de talentueux artistes algériens de l’époque et
se produisit dans des cafés. On dit que Hanifa n’avait jamais eu un
chez soi aussi bien en Algérie qu’en France. La chanson ne lui avait
rien apporté sur le plan matériel, sinon pas grand-chose. C’est dans
une chambre d’hôtel qu’on la retrouva morte en 1978, des suites d’une
maladie. Elle sera retenue à la morgue durant un mois avant que sa
dépouille mortelle ne soit rapatriée et enterrée au cimetière
d’El-Alia. Hanifa disait dans l’une de ses chansons : "Je ne chante
pas, je ne fais que dire la souffrance que j’ai endurée». Repose en
paix, Hanifa, on ne t’oubliera jamais ! Karim Kherbouche
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1. Massil Le 08/06/2008 à 18:59
2. Massil Le 13/06/2008 à 05:31
3. aliduhamiz Le 09/08/2008 à 22:21
4. yasmine Le 26/05/2009 à 18:54
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