MON VILLAGE ATTOUCHE, AINSI QUE TOUS LES KABYLES D'ICI ET D'AILLEURS. CE SITE EST DEDIE A CEUX QUI AIME ET REGRETTE NOTRE BELLE REGION, SOYONS NOMBREUX A LA FAIRE VIVRE DANS NOS DISCUSSIONS, JE SERAI VOTRE GUIDE ET VOS OREILLES A TOUTES VOS QUESTIONS!!!! JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE VISITE!! (CE SITE EST EN COURS DE CONSTRUCTION, REVENEZ-Y SOUVENT, ET CONTRIBUEZ PAR VOS CONSEILS COMME MOI A L'ETOFFER!!)

ENVIRONNEMENT ET ECOLOGIE


Les risques naturels sont omniprésents en Algérie. Le sujet est angoissant.. Ce n’est ni de l’alarmisme ni de l'exagération de dire que nous sommes en train d’offrir aux générations futures des bombes à retardements dont nous sommes tous responsables.

Plusieurs sujets authentiques concernant les risques environnementaux qui angoissent notre pays seront évoqués dans cette page comme par exemple :

- L’état de notre littoral de plus en plus inondable à cause de sa destruction et du vol du sable des côtes et des Oueds.

- Qu’est ce qui rend nos Oueds aussi dangereux pour se venger soudainement pour tuer des centaines de personnes inondant une ville entière comme Bab el Oued en 2001.

- L’affaire des potiches de mercures dans les eaux du port d’Alger !! C’est potentiel mais si elles existent réellement, quelles seraient les conséquences pour notre pays ?

Les Tsunamis.
On croyait que notre pays était à l’abri de ce phénomène et malheureusement lors du séisme du 21 mai 2003, on était surpris de voir qu’un petit tsunami s’est généré dans les petits-fonds du littoral de Boumerdes. Un Tsunami est une vague dévastatrice lente mais pouvant atteindre facilement les 30 mètres de hauteurs.
La question est : est-ce que notre littoral, après sa destruction et le vol de son sable, est en mesure de minimiser les conséquences des Tsunamis ?

- L’Algérie qui est prise en sandwich entre l’avancée du désert d’une part et l’avancée de la mer d’autre part !!!

Dans 30 ans ou presque nos puits de pétroles seraient à sec !! Avons-nous pensé à l’après-pétrole et aux générations futures. L’après-pétrole sera sans doute l’environnement (agriculture, tourisme, l’énergie éolienne….etc). Donc à nous d’imaginer l’Algérie dans 30 ans!!

RISQUES MARINS EN ALGERIE
Quand la mer «bouffera» nos côtes
07-02-2002 -

« Malgré les séminaires, les incessantes mises en garde et les lois votées, nous assistons à un laisser-aller que nous allons payer très cher un jour par d’autres catastrophes devant lesquelles celle de Bab El-Oued paraîtrait insignifiante», lance ce chercheur algérien installé à Dunkerque en France. La présidence et le ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire lui ont répondu positivement pour se pencher sur la question.



Il s’appelle Yacine Hemdane, et est étudiant chercheur au laboratoire de géomorphologie dynamique et aménagement des littoraux de Dunkerque (France).
De France, justement, il lance un appel, une alerte: nos côtes sont trop exposées aux cataclysmes marins, et pour cause: «Notre littoral est en continuelle agression, car nous avons détruit plusieurs cordons dunaires». Il explique cette sentence par le fait que la dune côtière sert de stock de sable qui est relâché, après le passage des tempêtes, par les grosses vagues. Le sable des dunes est repris par les courants de retour afin d’édifier sur le fond de la plage inondée une barre de déferlement qui protégera la côte de l’inondation marine, jusqu’à ce que la tempête s’achève et quand le temps se calme, le sable de cette barre (brise-lames naturels) sera de nouveau restitué à la dune par les petites vagues printanières et estivales.

 

Le Sheraton risque d’être inondé
L’intervention de l’homme, par le biais des constructions non étudiées et de l’extraction non contrôlée de sable, lamine ces remparts naturels que sont les dunes: «Imaginez la grande et volumineuse dune de Club-des-Pins que des inconscients ont rasée pour édifier un luxueux hôtel comme le Sheraton. Zeralda a été très touchée, car j’ai remarqué des points très faibles après le rasage de ses dunes et si une tempête exceptionnelle la balaie, toute cette région sera inondée.» Et d’ajouter que l’extraction du sable des oueds comme c’est le cas dans la Soummam, à Oued Aïssi, Akbou, etc., participe à l’affaiblissement des défenses naturelles des côtes, puisque plus de 70% du sable qui protège nos côtes, est charrié par ces oueds (exoréiques). Et là, il faut souligner que ce sable a mis des siècles pour se former. La fragilisation de cet écosystème est alarmante surtout lorsque le spécialiste rappelle, d’après les mesures et statistiques réalisées dans les années 70 par un navire océanique militaire étranger sur les côtes algériennes, que les documents fournis par ce dernier montrent que lorsqu’une tempête de période de retour de 100 ans s’abat sur nos côtes, la houle atteint déjà une hauteur de 11,56 m sur le littoral Est du pays.
Devant l’inquiétant phénomène de l’avancée de la mer, le chercheur s’interroge sur l’aval qu’expriment systématiquement les autorités publiques vis-à-vis des bureaux d’études «qui manquent de connaissance dans le domaine côtier et qui ne pensent qu’à alourdir le coût des opérations». Et c’est quelqu’un qui parle en connaissance de cause. Son thème de recherche en ingéniorat, soutenu à l’Ismal d’Alger, avait pour sujet la lutte contre les inondations marines par la création de plages et de dunes artificielles et rechargement des dunes et des barres de déferlement. Il a entamé des travaux sur l’utilisation des modèles mathématiques dans le suivi du mouvement des petits fonds des littoraux lors des tempêtes à Dunkerque. Son doctorat en cours traite de la modélisation mathématique et numérique de la morphodynamique des plages et petits fonds. Yacine Hemdane a été notamment président des Jeunes scientifiques algériens protecteurs de l’environnement et du milieu marin (JESPEEM).


Bab El-Oued une seconde fois noyé
Il avance que des projets réalisés par ces mêmes bureaux d’études et sous le regard des autorités publiques ont contribué à étendre le domaine des risques marins. Il en expose le principal exemple qu’est le recours machinal au bétonnage du littoral: «Ne savent-ils pas que construire un épi causera automatiquement une érosion et c’est pour cela qu’ils sont poussés à en construire d’autres allant jusqu’à une batterie de 5 épis et plus. Ne savent-ils pas encore que les enrochements ne protègent les côtes qu’à court terme, car le sable, qui était libre de longer la côte, ne l’est plus. Alors logiquement, on constate actuellement qu’après la mise en place de ces enrochements, l’affouillement du fond et la pente de l’avant-côte augmentent. Ainsi, le déferlement des vagues de tempêtes qui se faisait, avant la mise en place de ces structures loin de la côte, se fait désormais directement sur ces enrochements et même parfois sur les routes». L’ingénieur illustre cet état de fait par l’exemple du boulevard Abderrahmane-Mira de Bab El-Oued. Le mur de soutènement qui protège le boulevard Abderrahmane-Mira et le second mur construit près de la station de bus augmentent l’action des vagues à leur pied et bloquent les échanges sédimentaires de la plage vers les petits fonds. Le pire, soutient ce chercheur, est que ces murs sont eux-mêmes menacés: le pied des murs de soutènement est creusé par l’hydrodynamique perturbée de l’énergie des vagues. Aux Etats-Unis, plusieurs Etats ont tout simplement prôné l’interdiction formelle de bétonner le littoral sauf pour la construction des ports.
Une autre menace plane, causée par la pollution de l’eau de mer suite aux rejets incontrôlés. Explications de l’expert: on trouve dans les fonds marins de certaines côtes méditerranéennes, comme par exemple à Bou Ismaïl et à Tipasa, et à quelques mètres du rivage, une plante aquatique, l’herbier de posidonie, qui sert comme fournisseur d’oxygène pour la vie sous-marine. Le plus important est qu’elle atténue plus de 40% de l’énergie des vagues. C’est pour cela que les côtes où cette algue existe sont protégées. Malheureusement, cette plante est en voie de disparition dans notre pays à cause de la pollution industrielle incontrôlée et des rejets des eaux chaudes en mer.


L’avancée du désert

au secours du littoral
Quelles sont les solutions à envisager? Le spécialiste affirme qu’il a commencé des études concernant «le rechargement de nos plages, dunes et petits fonds afin de rendre au littoral son équilibre en rechargeant les dunes arasées et même en les créant dans les endroits où l’action éolienne est notable ainsi que le rechargement des hauts de plage et les petits fonds par l’injection du sable». Mais d’où va t-il se procurer tout ce sable? Il a déjà effectué des échantillonnages de sable en provenance de l’Atlas saharien dont beaucoup de zones subissent un ensablement critique. Une professeur québécoise, modernisatrice des rechargements des petits fonds à l’Université du Québec et qui a fait plusieurs recherches sur les rechargements aux Usa, en Australie, en Angleterre, en Pologne et en France, lui a fait savoir que notre pays possède une grande réserve de sable pour ce genre de projets. Yacine Hemdane a adressé des courriers au Président de la République et celui-ci lui a répondu en le mettant en contact avec le ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire pour l’envoi d’un rapport préliminaire. Le coût du projet de rechargement artificiel des dunes devra plafonné à 1/5 du prix des constructions en béton et enrochements. L’utilisation du sable de l’Atlas saharien pour lutter contre les inondations sous-marines s’articulent autour de plusieurs procédés: rechargement des petits fonds et alimentation des barres de déferlement (par les géotextiles), rechargement des dunes côtières agressées (par les géotextiles, géotubes), création de nouvelles dunes si les conditions anémométriques sont favorables (par les géotextiles, géotubes ), création de plages artificielles (par les géotextiles, géotubes, ), créations d’algues artificielles (par des géotextiles géotubes), protection du pied des murs de soutènement par des géobags (grands sacs) remplis de sable.

 


Adlène MEDDI


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Commentaire (1)

1. Amar Le 20/03/2008 à 12:56

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L’ALGERIE AUJOURD'HUI
Le contexte international

Sous l’effet de la mondialisation de l’économie, du développement, des moyens de communication, de l’internationalisation des échanges et des flux financiers, les grandes métropoles et régions du pourtour méditerranéen sont en concurrence pour développer leur attractivité et affirmer leur rôle, au sein de nouveaux grands espaces économiques qui se constituent.

Les implications pour l’Algérie : L’adhésion à l’OMC et les accords pour la création d’une zone de libre échange Euro- Méditerranéenne vont induire l’ouverture de nos frontières aux produits extérieurs. L’économie nationale sera soumise à une concurrence qui nécessite une mise à niveau:

- Des villes et des territoires : en terme de services d’accompagnement et d’appui (communications, télécommunications, maintenance, main d’œuvre qualifiée, structure d’accueil … ) qui doivent les rendre plus attractifs, en les adaptant à un contexte économique en perpétuelle évolution ;

- Des entreprises : en terme de capacité managériales, de technologies, de qualité de produits et services, d’ouverture et d’innovation. L’organisation de l’espace et ledéveloppement territorial constituent ainsi, une réponse à la mondialisation de l’économie et àla concurrence des territoires.

Quelle ambition pour l ’Algérie de 2020 ?
Une vision nouvelle de l’aménagement du térritoire

Il apparaît indispensable de définir de manière ouverte, les enjeux de demain pour l’Algérie.

Objectifs stratégiques :

- Assurer un développement harmonieux et durable de l’ensemble du territoire national, alliant l’efficience économique, l’équité sociale, la promotion de l’homme et la protection de l’environnement.

- Compenser les handicaps naturels et géographiques des régions et des territoires.

- Protéger les territoires et les populations contre les risques liés aux aléas naturels et technologiques.

- Promouvoir les potentialités et les avantages comparatifs de chaque espace.

- Corriger les inégalités des chances et des conditions de vie.

- Promouvoir la protection des ressources naturelles et des écosystèmes.

- Maîtriser et organiser la croissance des villes et favoriser le développement qualitatif des agglomérations.

- Protéger et valoriser les patrimoines génétique, archéologique, historique et culturel nationaux.

- Prendre en compte les nécessités d’intégration maghrébine et de co- développement euro-méditerranéen.

Etat du territoire : une population de plus en plus concentrée au nord du pays

Si rien n’est fait, l’insertion dans l’économie globale renforcera encore la surconcentration dans les régions du Nord. Les phénomènes observés au cours de ces dernières années ne pourront que s’accentuer.

La répartition spatiale de la population de notre pays s’avère aujourd’hui plus préoccupante que jamais : entre 1977 et 1998 les régions du Nord, ayant atteint 20,5 millions d’habitants ( 64% de la population nationale ), ont accueilli un surplus de 7,3 millions de personnes favorisant le développement de nouvelles formes d’urbanisation : la création d’aires métropolitaines se déployant sur de vastes espaces péri - urbains, le plus souvent à haute valeur agricole.

L’analyse de la situation actuelle des ressources, de l’organisation de l’espace national et de son fonctionnement révèle :

- des disparités régionales importantes, aggravées par la rareté de l’offre d’emploi.

- une armature urbaine déséquilibrée, l’Algérie occupant peu son espace.

- une croissance urbaine importante et anarchique générant des difficultés de gestion, un déficit chronique en matière de transport, d’habitat et d’équipements.

- une dégradation alarmante des ressources naturelles (eau polluée et une disponibilité en eau inférieure au seuil de rareté, réduction de la SAU, pressions sur les ressources et les écosystèmes steppiques et oasiens).

Si ces tendances venaient à se poursuivre, les conséquences en seraient dramatiques et irréversibles pour le territoire national :

- accentuation intolérable de la littoralisation, avec plus de 25 millions d’habitants pour la zone tellienne en 2020.

- paupérisation et ruptures irréversibles des ressources pour les espaces intérieurs, sous l’effet notamment de la désertification.

- risques relatifs à la cohésion sociale.

- risque de rupture de l’unité nationale. A ce déséquilibre de peuplement s’ajoute la concentration des activités industrielles et tertiaires, des équipements structurants sur un territoire Nord particulièrement vulnérable.

Les risques naturels : le risque sismique
L’omniprésence du risque : aléa et vulnérabilité

La région Tellienne est un espace tectoniquement complexe à vulnérabilité sismique naturelle élevée, appelée à connaître d’autres séismes d’importance variable, comme elle peut faire les frais de l’effet feed-back de séismes survenus ailleurs en méditerranée. La menace sismique sur ce territoire peut revêtir une dimension proprement eschatologique.

Le zonage sismique du territoire Algérien élaboré par le CRAAG, montre que la bande tellienne notamment dans sa frange littorale est soumise au degré d’aléa sismique le plus élevé

1- Historique de la sismicité en Algérie

Historiquement, l’Algérie est connue pour etre une zone sismique très active. Les investigations de paléosismicité effectuées après le séisme d’El Asnam ont permis de révéler l’existence de traces d’anciens séismes (sismites) qui auraient affecté cette région.

Ces travaux ont montré l’existence de plusieurs séismes importants avec rupture en surface (Ms> 6,5) ayant affecté la région depuis au moins 600 ans environ. Ces données de paléosismicité permettant également d’estimer la récurrence des évènements sismiques qui auraient marqué cette région.

L’activité sismique en Algérie du Nord connue remonte (d’après le CRAAG) au 02 Janvier 1365, date à laquelle s’est produit le séisme à Alger. Depuis, de nombreux séismes se sont produits, parmi eux certains violents et meurtriers. Parmi ces séismes nous pouvons citer ceux qui ont touché Alger en 1716, Oran en 1790, Gouraya en 1891.

Dans une période plus récente, on peut citer les séismes d’Orleansville (09.09.1954), d’El Asnam (10.10.1980) de Constantine (27.10.1985), de Tipaza (29.10.1989), de Mascara (17.08.1994)), d’Alger (04.09.1996), de Ain Temouchent (22.12.1999, de Beni Ouartilane (10.11.2000) et de Boumerdes-Alger, 21.05. 2003).

2- Caractéristiques de la sismicité algérienne

Caractéristiques de la sismicité algérienne sur la base des informations fournies par la sismicité historique, par les études de sismotectonique, de sismologie, de paléosismologie, d’aléa sismique, le CRAAG posséde aujourd’hui des indications importantes sur l’activité sismique en Algérie du Nord.

Cette activité se concentre essentiellement dans la région Nord du pays, quoique de façon très épisodique, quelques micro secousses sont enregistrées dans la partie saharienne. Dans la région Nord, la région tellienne est la plus active.

Le zonage effectué indique que les régions d’El Asnam, Oran et Alger sont les régions les plus menacées puisque dans ces zones, les séismes les plus importants se sont produits. Cette sismicité est liée aux mouvements tectoniques complexes de convergence de la plaque africaine au Sud et de la plaque eurasienne au Nord.

Elle est essentiellement marquée par des séismes superficiels (profondeur inférieure à 20 km) qui causent des dégâts considérables dans les zones épicentrales. Jusqu’au 21 mai 2003, cette activité était localisée dans les régions de l’Ouest algérien, d’Ech Cheliff et de la Mitidja à l’Ouest d’Alger.

La région de l’Est algérois, reconnue sismotectoniquement active depuis 1995 (travaux de Boudiaf, 1996 et 1998) a été sérieusement affectée le 21 mai 2003 par un tremblement de terre de Magnitude MI= 6,8 causant d’importants dégâtshumains et matériels. Les autres régions du pays sont caractérisées par une sismicité diffuse localisée dans les zones de nappes telliennes dans les régions des Babors, du Hodna et du Constantinois.

Une importante activité sismique se trouve localisée dans les zones côtières et en mer Méditerranée. Dans cette région de la Méditerranée occidentale concernée par le contact entre les plaques africaine et eurasienne : la tectonique de compression qui en découle génère de nombreusesfailles actives dont le rejeu provoque les séismes.

3 – Zonage sismique

Le zonage sismique du territoire Algérien élaboré par le CRAAG, montre que la bande tellienne notamment dans sa frange littorale est soumise au degré d’aléa sismique le plus élevé



Il s’agit là de tendances lourdes, qui sans une politique volontariste d’aménagement du territoire ne peuvent que s’aggraver et aboutir aux ruptures indésirables, qu’implique ce scénario de l’inacceptable. Des politiques vigoureuses devraient donc être entreprises sans délai, pour espérer pouvoir réduire le phénomène de concentration des populations et des activités sur un territoire relativement vulnérable, et réguler la configuration générale au risque sismique du pays durant les vingt (20) prochaines années.

L’objectif prioritaire visé est le désengorgement de la bande littorale, pas seulement pour une meilleure maîtrise et organisation de l’urbanisation et la valorisation des régions Hauts

- Plateaux et Sud mais aussi pour mieux protéger les populations et le potentiel économique des aléas sismiques.

Cette opération de grande envergure pourrait trouver une opportunité de mise en œuvre de la nouvelle politique de reconquête du territoire.

De nouvelles bases pour l’action - La reconquête du territoire
La nouvelle politique de reconquête du territoire est basée sur :

- Un projet mobilisateur visant la relance de l’emploi, le renforcement des activités urbaines, le développement rural et l’amélioration des cadres de vie pour tout le territoire.

- Des objectifs visant à valoriser les potentialités du pays, à sauvegarder ses chances de développement durable et à assurer son insertion dans son environnement géopolitique et l’économie mondiale.

- Une stratégie permettant de réaliser ces objectifs, à travers un projet volontariste d’aménagement et de développement durable, de tout le territoire national. C’est sur ces lignes forces qu’il nous faut fonder le renouveau de l’aménagement du territoire.

Une stratégie de rééquilibrage : de la distribution des activités, du peuplement et des moyens de développement.

1- Court terme (horizon 2005) : stabilisation des populations.

• Lutte contre les causes de l’exode rural par la revitalisation des zones marginalisées

• Préparation des cadres de développement (redéploiement des équipements et infrastructures).

• Remise en ordre du cadre légal et incitatif

2- Moyen et long terme : le redéploiement des populations vers les Hauts-Plateaux et le Sud.

Objectif : maintenir la frange tellienne au plus près des 21 millions d’habitants atteints actuellement.

L’option Hauts-Plateaux er Sud

Une ambition qui rassemble les algériens au service de l’unité nationale.

Elle suppose une mobilisation de tous :

• De l’Etat qui doit préparer le cadre d’accueil des Hauts Plateaux : un programme à long terme qui s’inscrit dans une vision territoriale de l’avenir de l’Algérie en 2020, à la faveur des Grands travaux :

- Transferts hydrauliques.

- Route, rail.

- Université.

- Energie.

- télécommunications.

• Des collectivités locales : acteurs majeurs de l’aménagement du territoire.

• Des entreprises dont la capacité d’initiative peut permettre un développement et une meilleure répartition des emplois.

La mise en œuvre de l’option Hauts-Plateaux et Sud (O.HP.Sud) repose sur :

1- La maitrise et l’organisation de l’urbanisation :

Maitrise de la croissance anarchique des principales agglomérations.

Promotion du développement qualitatif de métropoles régionales d’équilibre ( Batna et Sétif, Djelfa, Tiaret, Béchar, Tamanrasset, Biskra, Ghardaia, Illizi, Ouargla ). Promotion des villes nouvelles ( Boughzoul, Imedghassen, Naama, Metlili jedida et El Menaa ).

2- La maitrise de la gestion de l’eau :

Economie de l’eau par réduction des pertes.

Recyclage et récupération des eaux usées.

Transfert à partir de barrages du Nord ( Beni Haroun pour les Hauts Plateaux Est, Koudiat Acerdoune pour les Hauts Plateaux centre), examen des possibilités de transfert à partir des nappes profondes du Sud.

3 - La relance des infrastructures routières et autoroutières.

Renforcement du réseau existant.

Poursuite du désenclavement.

Lancement de la rocade autoroutière des Hauts Plateaux.

Poursuite et achèvement de la transaharienne.

4 - L’extension et la modernisation du réseau ferroviaire.

Poursuite et achèvement de la rocade ferroviaire des Hauts Plateaux.

Rectification des lignes en voie étroite.

Relance de la boucle du Sud ( Touggourt-Ouargla-Djelfa ).

5 - Le développement du réseau aéroportuaire au profit d’une meilleure compétitivité des régions et d’une plus grandesolidarité entre les territoires :

. Renforcement et modernisation des aéroports.

. Achèvement des projet en cours ( Oum El Bouaghi ).

. Réalisation de l’aéroport de Boughzoul.

6 – Le développement des infrastructures de l’intelligence (universités et recherche) au service également de la reconquête du territoire :

. Renforcer les établissements existants.

. Décentraliser les structures de recherche à destination des Hauts Plateaux.

. La constitution dans les régions Hauts Plateaux et Sud de pôles universitaires attractifs est l’une des meilleurs voie pour engager l’indispensable rééquilibrage

7 – La promotion de l’énergie :

. Généralisation de l’alimentation en électricité et gaz des agglomérations et centres de vie

. Promotion des énergies nouvelles (solaires et éoliennes )

Esquisse du projet régional Hauts-Plateaux

La mise en place d'une véritable armature urbaine.

L’enjeu est multiple :

- Mieux répartir la population entre les régions et inverser la logique de concentration urbaine, en favorisant l’apparition de réseaux de villes et le rayonnement de ces dernières sur l’espace environnant :Cette organisation ramifiée du réseau urbain gagnerait en compétitivité.

- Maîtriser le système urbain autour des grandes métropoles.

- Répartir équitablement les fruits de la croissance, en assurant à chacun l’égalité des chances sur le territoire de son choix.

- Préserver le potentiel agricole.

La volonté d ’une meilleure prise en compte de l ’environnement et du développement durable.

Le projet d’aménagement du territoire tel qu’il est esquissé dans « L’Algérie de 2020 », intègre :

• La recherche de la qualité de la vie et du bien être.

• La mise en valeur de nos ressources, de notre patrimoine naturel et culturel et de nos paysages pour développer l’attractivité de nos régio améliorer le cadre de vie des populations qui y vivent et développer le activités touristiques.

• La préservation de notre capital naturel.

Cette volonté permettra de renforcer les politiques concernant le littoral, les espaces steppiques et oasiens, les espaces montagneux et permettra aussi, de protéger plus efficacement et de valoriser de façon appropriée les milieux les plus fragiles et les plus menacés.



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Dernière mise à jour de cette page le 20/03/2008
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